Les escrocs peuvent vous piéger en simulant des accidents sur la route. (illustration) (PublicDomainPictures / Pixabay )
Alors que les arnaques à l’assurance auto sont en forte hausse (+26 % entre 2022 et 2023), un nouveau type d’escroquerie progresse en France : le « crash for cash » , que l’on pourrait traduire par « accident contre de l’argent » . Comme son nom l’indique, cette pratique consiste à provoquer ou simuler un accrochage léger afin de piéger un automobiliste et ainsi soutirer de l’argent à son assureur, voire usurper son identité.
Des accidents provoqués
Le choc est généralement mis en scène à faible vitesse : « Il peut s'agir d'un véhicule ou d'un deux-roues qui percute volontairement un automobiliste, d'un freinage brutal destiné à provoquer une collision, ou encore d'un choc simulé pour faire croire à un accrochage » , alerte Direct Assurance dans un communiqué .
Ensuite, l’escroc se montre en général pressant envers sa victime. Il peut ainsi prétendre être blessé afin d'inciter à signer rapidement un constat. Un document lui permettra de monter un faux dossier de sinistre et d'obtenir une indemnisation. Il peut également demander à photographier le permis de conduire ou l’attestation d’assurance. « Ces documents peuvent ensuite être utilisés pour alimenter de faux dossiers de sinistre ou souscrire frauduleusement des contrats au nom de la victime » , prévient encore Direct Assurance.
Des conséquences multiples pour les victimes
Même sans usurpation d’identité, les conséquences peuvent être lourdes. La victime risque en effet « de se voir imputer un sinistre fictif ou fortement exagéré, avec à la clé franchise, malus et hausse durable de la prime d’assurance » , explique l’assureur. Sans compter les risques physiques et psychologiques liés à l'accident en lui-même.
Pour éviter ces pièges, l'assureur conseille donc de ne jamais reconnaître des faits contestés dans la précipitation et de limiter les échanges aux informations strictement nécessaires. Il est également recommandé de signaler tout comportement suspect et de contacter les forces de l’ordre en cas de doute. Répandue aux États-Unis, cette pratique pousse de nombreux automobilistes à s’équiper de caméras embarquées pour prouver leur bonne foi en cas d’accident, indique Capital .